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Le tanwin : cours d’arabe 6e

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Ce cours sur le tanwin arabe 6e t’explique une petite marque très fréquente : la voyelle doublée à la fin d’un nom. Elle s’entend comme un « n » et veut souvent dire « un » ou « une ». Tu vas apprendre à la reconnaître, à la lire et à l’écrire sans faute.

Découvrir le tanwin : une voyelle doublée

Tu connais déjà les trois voyelles brèves : la fatha (a), la kasra (i) et la damma (u). À la fin d’un nom, ces voyelles peuvent être écrites deux fois. On appelle cela le تَنْوِينٌ tanwīn. Ce mot vient de la lettre ن (nûn) : quand on lit un tanwin, on entend un petit « n » à la fin du mot, mais on n’écrit pas la lettre nûn.

Regarde le mot كِتَابٌ kitābun : il veut dire « un livre ». Les deux petites dammas sur la dernière lettre se lisent -un. Sans le tanwin, le mot n’aurait pas tout à fait le même sens.

Le mot arabe kitab écrit trois fois, avec les tanwins -un, -an et -in, et une étiquette qui indique le sens « un livre »
Un même mot, trois tanwins : kitābun, kitāban, kitābin veulent tous dire « un livre ».

Définition

Le tanwin est une voyelle brève doublée sur la dernière lettre d’un nom. Il se prononce comme la voyelle suivie d’un « n » : -un, -an ou -in. La plupart du temps, il montre que le nom est indéfini : il correspond à « un » ou « une » en français.

Les trois formes du tanwin arabe 6e

Il existe trois tanwins, un pour chaque voyelle brève. Observe le tableau avec le mot « stylo » :

Signe Nom arabe Son Exemple
ـٌ تَنْوِينُ الضَّمِّ tanwīn aḍ-ḍamm -un قَلَمٌ qalamun
ـً تَنْوِينُ الْفَتْحِ tanwīn al-fatḥ -an قَلَمًا qalaman
ـٍ تَنْوِينُ الْكَسْرِ tanwīn al-kasr -in قَلَمٍ qalamin

Le tanwin -un ressemble parfois à deux dammas côte à côte, parfois à une damma avec une petite boucle : les deux écritures sont justes. Le tanwin -an se place au-dessus de la lettre, le tanwin -in en dessous.

Les trois signes du tanwin dans des cercles de couleur, avec leur nom arabe et leur son : -un, -an, -in
Les trois signes à connaître : tanwin de la damma, de la fatha et de la kasra.

Pourquoi trois formes ?

En arabe, la fin d’un nom change selon sa place dans la phrase : c’est ce qu’on appelle la déclinaison. En 6e, tu n’as pas besoin de tout comprendre : observe simplement ces trois phrases.

هَذَا كِتَابٌ.

hādhā kitābun : Ceci est un livre. (forme de base, -un)

أَقْرَأُ كِتَابًا.

aqraʾu kitāban : Je lis un livre. (après un verbe, -an)

أَنَا فِي بَيْتٍ كَبِيرٍ.

anā fī baytin kabīrin : Je suis dans une grande maison. (après فِي fī, -in)

Règle

Pour l’instant, retiens trois repères : -un est la forme de base (celle du dictionnaire) ; -an apparaît souvent après un verbe ; -in apparaît après un petit mot comme « dans ». L’adjectif prend le même tanwin que le nom : baytin kabīrin.

L’alif du tanwin -an

Règle

Le tanwin -an s’écrit avec un alif ajouté après la dernière lettre : كِتَابًا kitāban, وَلَدًا waladan. Cet alif est muet : on ne dit pas « kitābā », on dit simplement « kitāban ».

Tu utilises déjà ce tanwin sans le savoir dans des mots très courants : شُكْرًا shukran (merci), أَهْلًا ahlan (salut, bienvenue), مَرْحَبًا marḥaban (bonjour) et جِدًّا jiddan (très).

Exemple

شُكْرًا جِدًّا shukran jiddan : merci beaucoup. Les deux mots se terminent par le tanwin -an et un alif muet.

Pas d’alif après la ta marbouta

Attention

Après la ta marbouta ة, on n’ajoute jamais d’alif : on écrit مَدْرَسَةً madrasatan, et non « madrasata + alif ». Avec le tanwin, la ta marbouta se prononce « t » : مَدْرَسَةٌ madrasatun, مَدْرَسَةً madrasatan, مَدْرَسَةٍ madrasatin.

Attention

Le tanwin et l’article الْـ al- ne vont jamais ensemble. كِتَابٌ kitābun (un livre) devient الْكِتَابُ al-kitābu (le livre) : le tanwin disparaît et il reste une seule voyelle.

Autre petit piège : quand on s’arrête à la fin d’une phrase, on prononce souvent le mot sans sa dernière voyelle (kitāb). Mais à l’écrit, le tanwin reste bien présent.

Vocabulaire à lire avec le tanwin

Arabe Prononciation Français
كِتَابٌ kitābun un livre
قَلَمٌ qalamun un stylo
بَيْتٌ baytun une maison
بَابٌ bābun une porte
وَلَدٌ waladun un garçon
بِنْتٌ bintun une fille
مَدْرَسَةٌ madrasatun une école
تُفَّاحَةٌ tuffāḥatun une pomme
شُكْرًا shukran merci
أَهْلًا ahlan salut, bienvenue
جِدًّا jiddan très

Méthode

  1. Regarde la dernière lettre du mot.
  2. Cherche deux signes identiques (au-dessus ou en dessous).
  3. Dis la voyelle, puis ajoute un petit « n » : -un, -an, -in.
  4. S’il y a un alif final après -an, ne l’allonge pas : il est muet.
  5. S’il y a une ta marbouta, prononce-la « t » devant le tanwin.

À retenir

  • Le tanwin = une voyelle brève doublée en fin de nom : ـٌ -un, ـً -an, ـٍ -in.
  • Il marque surtout l’indéfini : « un », « une ».
  • Le tanwin -an s’écrit avec un alif muet, sauf après la ta marbouta.
  • Jamais de tanwin avec l’article al-.

Pour aller plus loin

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